Emilie Weibel ,Vivian Maier, Musée du Luxembourg

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du disque d’Emilie Weibel, promenade sonore accompagnant l’exposition de Vivian Maier au Musée du Luxembourg

Emilie Weibel est une compositrice-interprète et vocaliste. Son travail est ancré dans la vocalité féminine, l’improvisation communautaire et intime, l’enregistrement de terrain et la production sonore. Son travail de composition implique l’enregistrement et le collage d’objets trouvés, de voix brutes, de sons ambiants et de synthèse, afin de produire de nouvelles architectures dans le cadre d’une narration féministe et non hiérarchique. Pour la promenade sonore de l’exposition Vivian Maier, Emilie a utilisé des matériaux sonores recyclés et nouveaux enregistrés à New York entre le début de la pandémie et l’été 2021.

Les objets qu’elle a choisis comme sources sonores dans les compositions présentées sont souvent modestes et inaperçus : un souffle, des enfants qui mangent des chips, une plante, des pas, le bruit de voisins inconnus, le coin d’un couloir, le paysage sonore d’une rue depuis sa salle de bains ou un grillon. Ces sons représentent sa relation et son attachement aux personnes qu’elle rencontre et à l’environnement qu’elle habite en tant qu’artiste féminine. Après avoir enregistré et improvisé, elle compose ces souvenirs en un paysage de sa propre fantaisie et de ses perspectives. Emilie utilise ses compétences en matière d’enregistrement et de production ainsi que ses techniques de synthèse pour créer des illusions auditives, hybrides de deux mondes possibles : un lieu où les choses peuvent être enregistrées et un autre qui n’existe que dans sa propre imagination. Parallèlement au travail photographique de Vivian Maier, son idée est d’amener l’auditeur dans un lieu de suspension, où tout respire, vit et s’exprime ; la pièce, les humains, les animaux, les insectes, les machines et les concepts sociaux, qu’ils soient désirés ou non, rappelés consciemment ou non, prononcés ou non, acceptés ou non.

L’embryon des compositions présentées commence souvent par l’enregistrement d’improvisations vocales et de mouvements performatifs avec des objets trouvés. Ces rituels vocaux et flux de sons sont enregistrés avec de multiples microphones et orientations dans son appartement, son quartier ou son lieu de travail. Ils établissent la géographie émotionnelle de ses pièces et capturent un large éventail de sons à différentes échelles et enregistrés depuis différentes perspectives.

Mastering : Nicolas Charbonnier

Emilie Weibel is a composer-performer and vocalist. Her work is rooted in female vocality, communal and intimate improvisation, field recording and sound production. Her compositional work involves recording and collaging found objects, raw vocals, room tones, environmental sounds and synthesis, to produce new architectures within a feminist and non-hierarchical narrative. For the Vivian Maier exhibit sound-walk, Emilie used recycled and new sound material recorded in New York City between the start of the pandemic and the summer of 2021.

The objects she chose as sound sources in the featured compositions are often modest and unnoticed: a breath, children eating chips, a plant, footsteps, the sound of unknown neighbors, the corner of a hallway, the soundscape of a street from her bathroom, or a cricket. These sounds represent her relationship and attachment to the people she encounters and to the environment she inhabits as a female artist. Her work after recording and improvising is to compose these memories into a landscape of her own fantasy and perspectives. Emilie uses her recording and production skills as well as synthesis techniques to create auditory illusions as hybrids of two possible worlds: a place where things can be recorded, and another that only exists in one’s own fantasy. In parallel to Vivian Maier’s photographic work, her idea is to bring the listener to a place of suspension, where everything breathes, lives and expresses itself; the room, the humans, the animals, insects, machines and social concepts, whether desired or not, consciously remembered or not, uttered or not, accepted or not.

The embryo of the featured compositions often began with the recording of vocal improvisations and performative movements with found objects. These vocal rituals and streams of sounds are recorded with multiple microphones and orientations in her apartment, neighborhood or work place. They establish the emotional geography of her pieces and capture a wide range of sounds at different scales and recorded from different perspectives.