Masashi Isai & Mokuhen : « La lumière jusque dans les coins les plus reculés »

Après cinq ans à Paris, Mucha a acquis une notoriété internationale et en vient à personnifier l’Art nouveau mais, intérieurement, il ressent une fracture entre son succès artistique et social et ses aspirations spirituelles, qu’il décrira en ces termes : « Je n’avais pas trouvé de véritable satisfaction dans ce genre de travail [décoratif]. Ma voie me paraissait être ailleurs, dans quelque chose de plus élevé. Je recherchais des moyens de répandre la lumière jusque dans les coins les plus reculés. »

Axant leur travail de composition sur « l’hantologie résiduelle* », les musiciens invités se sont inspiré de l’histoire de Mucha et de deux artistes qui l’ont influencé. Enregistrements de Sarah Bernhardt et compositions de Bedrich Smetana constituent des points d’ancrages de cette création originale.

 

 

* L’hantologie est un néologisme inventé par Jacques Derrida pour désigner des œuvres qui se construisent à partir d’une trace en provenance du passé, dans divers domaines comme la musique, le cinéma ou encore la photographie. On parle d’hantologie résiduelle lorsqu’une composition musicale mélange la matière première du passé avec des sons enregistrés dans le présent. La trace du passé se diffuse, allant presque jusqu’à disparaître, dans la nouvelle œuvre.

 

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