Nuit Blanche – Musée du Luxembourg – Mucha

NUIT BLANCHE 2018 MUSEE DU LUXEMBOURG
6 Octobre 2018 – Exposition MUCHA

Axant le travail de composition sur « l’hantologie résiduelle* », les musiciens invités se sont inspirés de l’histoire de Mucha et deux artistes ayant inspiré ce dernier. Enregistrements de Sarah Bernhardt et compositions de Smetana, comme points d’ancrages de son œuvre artistique.

Cette composition narrative, scénario inventé, accompagne le travail live du collectif Les Soirées Dessinées.

Artistes : Akm, Masashi Isai et Mokuhen.
Proposition, narration et mixage : Laurent Guérel

* L’hantologie est un néologisme inventé par Jacques Derrida, et qui consiste en des œuvres qui se construisent à partir d’une trace en provenance du passé, et qui se manifeste dans divers domaines comme la musique, le cinéma ou encore la photographie, On parle d’hantologie résiduelle lorsque les compositions mélangent la matière première du passé avec des sons enregistrés dans le présent. La trace du passé se diffuse, voire disparaît presque, dans les nouvelles compositions.

SMETANA
Smetana fut le premier compositeur à utiliser des éléments spécifiquement tchèques dans sa musique. Ses opéras sont fondés sur des thèmes tchèques, et il utilisa beaucoup de rythmes et de mélodies du folklore tchèque dans ses compositions. Les Brandebourgeois en Bohême est le premier opéra entièrement écrit en tchèque. Il influença profondément la vie musicale des pays de Bohême, non seulement par son art de la composition mais par son implication dans la vie artistique praguoise. L’influence de son œuvre ne se limita pas à ses compatriotes (Antonín Dvořák, Zdeněk Fibich…) puisqu’un compositeur comme Arnold Schönberg saura reconnaître sa dette envers Smetana.
Le Printemps de Prague, célèbre festival de musique classique, s’ouvre chaque année le 12 mai, date anniversaire de la mort de Smetana, par une interprétation de Ma Patrie, son cycle de six poèmes symphoniques.

SAHRA BERNHARDT
Décembre 1894. Alfons Mucha devient la figure emblématique de l’Art Nouveau, en réalisant l’affiche de Gismonda, créée pour Sarah Bernhardt au Théâtre de la Renaissance. Artiste accompli, il s’intéresse à tous les arts, dessinant une œuvre complexe, belle et personnelle, esthétique et philosophique, peuplée de figures féminines et fleuries. Affiches, peintures, illustrations, photographies, bijoux se succèdent en un feu d’artifice créatif, à la gloire du « style Mucha ».

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