Aymeric de TAPOL

Aymeric de TAPOL
‘Static islands’

Chronique sur Metamkine

‘Sur les terres vivaces d’un pays sauvage, Aymeric de Tapol tend son micro, pour conserver une trace sonore des phénomènes qui l’entourent. Vent, orage, pluie, neige… Est-il le prédicateur qui annonce la débacle ? Veut-il en faire la partition de l’évènement ou simplement nous pointer du doigt la beauté naturelle ? Deux interprétations, deux faces de l’objet sonore. La puissance ombrageuse de Static Island, second morceau de 12 minutes, laisse envisager les plus noirs desseins. Après une introduction bucolique au bord de rivière, c’est sous le feu roulant de basses vrombissantes, de giboulées poussiéreuses, que le Bruxellois lâche des images saisissantes, des mots découpés d’une voix radiophonique. Le ciel gronde, laissant alors derrière lui les paysages scintillants et généreux de Dentrites ou Frozen Tones. Les six longs morceaux campent Aymeric de Tapol à son meilleur : arrangements parcimonieux, cadrages simples qui conduisent à des compositions narratives prenant l’ascendant sur ‘l’effet fieldrecording’. Aymeric vient fouler le sol des contrées du triangle de l’est (une majorités des enregistrements pendant la résidence ‘European Sound Delta’ sur la péniche qui a navigué sur le Rhin, entre Mons, Bruxelles, Anvers, Rotterdam, Cologne et Frankfurt, une autre partie à Strasbourg), enregistre ‘à l’ancienne’, en quelques prises uniques et sans retouche, montrant plusieurs facettes de son joli savoir-faire de preneur de son et de compositeur (il travaille pour la danse contemporaine, la création radiophonique, pour le cinéma et les films documentaires).’

Disponible : par ici , ; mais aussi ici et puis , re-là

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